Avez-vous remarqué depuis quelques temps les publicités de tampons à la télé québécoise? On nous fait croire que la méchante mère nature nous apporte un cadeau mensuel empoisonné, mais que Tampax est la solution! Depuis que je suis jeune, on me dit que cette période du mois est un calvaire dans la vie d'une femme. J'ai toujours cru que les crampes et les écoulements étaient ces éléments si désagréables. Or, depuis quelques années, j'ai découvert qu'en réalité, le pire ennemi de la femme est le SPM, le syndrôme pré-menstruel.

Le SPM, je n'y échappe jamais. Il se fait parfois sournois... Je crois m'en être sauvée, mais non! il apparait un peu plus loin dans le cycle. D'une durée approximative de deux jours, le SPM fait de moi une hystérique finie. Je pleure pour rien, je me fâche pour des pécadilles, bref : j'ai l'émotivité à fleur de peau. J'écoute alors des ballades romantiques et tristes, des films de filles du genre Les pages de notre amour ou P.S. I love you... Tout pour pleurer encore plus. Le pire dans tout ça, c'est que je n'ai pas conscience sur le coup d'être dans cet état, car je n'ai pas la capacité de prendre le recul nécessaire. Ce qui fait que je me mets souvent dans des situations conflictuelles, ma limite étant TRÈS rapidement atteinte.

Pourquoi je partage cette intimité avec vous? Parce que j'ai eu une rencontre avec un homme intéressant dans cet état et un désaccord qui aurait dû me laisser indifférente est devenu un drame. Je ne sais pas pourquoi, je sens que je n'aurai pas de nouvelles du prince. Pour une fois qu'un homme qui avait de l'éducation, un statut, un bon emploi, de la classe et du respect s'intéressait à moi, SPM a tout gâché. Ma conclusion du jour : je suis célibataire à cause de mes hormones. hahahahaha

Et vous chères lectrices, vivez-vous cet afflux hormonal qui vous métamorphose en monstre ou en gros bébé pleurnichard? Et vous, chers lecteurs, subissez-vous les humeurs mensuelles de vos femmes?